🌕 J Ai Tant Rêvé De Toi Desnos

Jai tant rêvé de toi, tant marché, parlé, couché avec ton fantôme. qu’il ne me reste plus peut-être, et pourtant, qu’à être fantôme parmi les fantômes et plus ombre cent fois. que l’ombre qui se promène et se promènera allègrement. sur le cadran solaire de ta vie. Dans la nuit il y a naturellement les sept merveilles. Jai tant rêvé de toi qu'il n'est plus temps sans doute que je m'éveille. Je dors debout, le corps exposé à toutes les apparences de la vie et de l'amour et toi, la seule qui compte aujourd' hui pour moi, je pourrais moins toucher ton front et tes lèvres que les premières lèvres et Jai tant rêvé de toi Installation visuelle et sonore Deux sources de lumière vibrent. Elles sont les réceptacles des intensités intérieures ressenties à l’écoute du poème « J’ai tant rêvé de toi » de Robert Desnos, murmuré à voix basse à l’oreille de François-Xavier Makoumb non voyant et à celle de l’artiste. Jai tant rêvé de toi, tant marché, parlé,couché avec ton fantôme qu’il ne me reste plus peut-être, et pourtant, qu’àêtre fantôme parmi les fantômes et plus ombre cent fois que l’ombre qui se promène et se promènera allégrement sur le cadransolaire de ta vie. Commentaire composé : Introduction : Au cœur des nuits, les amants rêvent de celles qu’ils aiment, et s’ils Analysepoétique Analyse du poème « J’ai tant rêvé de toi » de Robert Desnos * Poursuivons avec les thèmes du poème. Ces réseaux de sens sont assez simples à observer dans ce texte de Robert Desnos. Il y a bien sur, l’amour décrit* dans ce FLJYj. J’ai tant rêvé de toi que tu perds ta réalité. Est-il encore temps d’atteindre ce corps vivant et de baiser sur cette bouche la naissance de la voix qui m’est chère ? J’ai tant rêvé de toi que mes bras habitués en étreignant ton ombre à se croiser sur ma poitrine ne se plieraient pas au contour de ton corps, peut-être. Et que, devant l’apparence réelle de ce qui me hante et me gouverne depuis des jours et des années je deviendrais une ombre sans doute, Ô balances sentimentales. J’ai tant rêvé de toi qu’il n’est plus temps sans doute que je m’éveille. Je dors debout, le corps exposé à toutes les apparences de la vie et de l’amour et toi, la seule qui compte aujourd’hui pour moi, je pourrais moins toucher ton front et tes lèvres que les premières lèvres et le premier front venu. J’ai tant rêvé de toi, tant marché, parlé, couché avec ton fantôme qu’il ne me reste plus peut-être, et pourtant, qu’à être fantôme parmi les fantômes et plus ombre cent fois que l’ombre qui se promène et se promènera allègrement sur le cadran solaire de ta vie. À la mystérieuse, 1926 J'AI TANT RÊVÉ DE TOI J'ai tant rêvé de toi que tu perds ta réalité. Est-il encore temps d'atteindre ce corps vivant Et de baiser sur cette bouche la naissance De la voix qui m'est chère? J'ai tant rêvé de toi que mes bras habitués En étreignant ton ombre A se croiser sur ma poitrine ne se plieraient pas Au contour de ton corps, peut-être. Et que, devant l'apparence réelle de ce qui me hante Et me gouverne depuis des jours et des années, Je deviendrais une ombre sans doute. O balances sentimentales. J'ai tant rêvé de toi qu'il n'est plus temps Sans doute que je m'éveille. Je dors debout, le corps exposé A toutes les apparences de la vie Et de l'amour et toi, la seule qui compte aujourd'hui pour moi, Je pourrais moins toucher ton front Et tes lèvres que les premières lèvres et le premier front venu. J'ai tant rêvé de toi, tant marché, parlé, Couché avec ton fantôme Qu'il ne me reste plus peut-être, Et pourtant, qu'a être fantôme Parmi les fantômes et plus ombre Cent fois que l'ombre qui se promène Et se promènera allègrement Sur le cadran solaire de ta vie. Robert Desnos Corps et biens Robert Desnos est né le 4 juillet 1900 à Paris et mort du typhus le 8 juin 1945 au Camp de concentration de Theresienstadt, en Tchécoslovaquie à peine libérée du joug de l'Allemagne nazie. Autodidacte et rêvant de poésie, Robert Desnos est introduit vers 1920 dans les milieux littéraires modernistes et rejoint en 1922 l'aventure surréaliste. Il participe alors de manière éclatante aux expériences de sommeils hypnotiques et publie avec Rrose Sélavy 1922-1923 ses premiers textes qui reprennent le personnage créé par Marcel Duchamp. Dans les années 1924-1929, Desnos est rédacteur de La Révolution surréaliste mais rompt avec le mouvement quand André Breton veut l'orienter vers le Communisme. Il travaille alors dans le journalisme et, grand amateur de musique, il écrit des poèmes aux allures de chanson et crée avec un grand succès le 3 novembre 1933, à l'occasion du lancement d'un nouvel épisode de la série Fantômas à Radio Paris la Complainte de Fantômas. Le poète devient ensuite rédacteur publicitaire mais concerné par la montée des périls fascistes en Europe, il participe dès 1934 au mouvement frontiste et adhère aux mouvements d'intellectuels antifascistes, comme l'Association des écrivains et artistes révolutionnaires ou, après les élections de mai 1936, le "Comité de vigilance des Intellectuels antifascistes". En 1940 après la défaite il redevient journaliste pour le quotidien Aujourd'hui, et dès juillet 1942 fait partie du réseau de Résistance AGIR. Il poursuit ses activités de Résistance jusqu'à son arrestation le 22 février 1944. Il est déporté à Buchenwald et passe par d'autres camps avant de mourir à Terezin, en Tchécoslovaquie épuisé par les privations et malade du typhus, il y meurt le 8 juin 1945, quelques semaines après la libération du camp par les Russes. La dépouille du poéte a été rapatriée et Robert Desnos est enterré au cimetière du Montparnasse à Paris. Son œuvre comprend un certain nombre de recueils de poèmes publiés de 1923 à 1943 - par exemple Corps et biens 1930 ou The Night of loveless nights 1930 - et d'autres textes sur l'art, le cinéma ou la musique, regroupés dans des éditions posthumes. "Le poète est un archer qui tire dans le noir." - Salah Stétié - "Soyez un écrivain mineur, cela vous rajeunira." Dominique Noguez "Cette femme était si belle Qu'elle me faisait peur." Guillaume Apollinaire "In a place far away from anyone or anywhere, I drifted off for a moment." - Haruki Murakami - "Être poète n'est pas une ambition que j'ai. C'est ma façon à moi d'être seul." - Fernando Pessoa - "Ca va tellement mal aujourd'hui que je vais écrire un poème. Je m'en fiche ; n'importe quel poème, ce poème." - Richard Brautigan - "J'écris à cause du feu dans ma tête et de la mort qu'il faut nier." Jacques Bertin "O mon passé d'enfance, pantin qu'on m'a cassé." Fernando Pessoa La mort c’est l’infini des plaines et la vie la fuite des collines. » Joseph Brodsky Certaines choses Nous entourent et les voir Equivaut à se connaître » George Oppen " LA GRANDE FORCE EST LE DESIR "Guillaume Apollinaire "Quand je dis je », je désigne par là une chose absolument unique, à ne pas confondre avec une autre." Ugo Betti "Le sens trop précis rature ta vague littérature" Stéphane Mallarmé " Je ne suis pas moi ni un autre Je suis quelque chose d’intermédiaire Un pilier du pont d’ennui qui s’étend de moi vers l’autre. " Mario de Sa-Carneiro

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